POURQUOI J’AI ARRETÉ DE VOTER ?

Alors là, il va falloir prendre des pincettes, car je vais parler politique et c’est de loin le sujet le plus difficile à aborder. Naturellement, je ne suis pas là pour imposer mes pensées, seulement pour les partager. Chacun son opinion : c’est grâce à cela que l’on peut vivre en démocratie (ou presque).

J’ai été élevé dans une famille ouvrière avec une idéologie gauchiste, voire anticapitaliste. Tout petit, je m’intéressais aux discussions politiques de ma famille, en essayant de les comprendre par moi-même. De fil en aiguille, mon opinion s’est formée : j’étais de gauche. Mais je dirais qu’on ne choisit pas son parti : c’est l’éducation de nos parents et leurs idées qui nous embarquent dans le même bateau.  C’est le même schéma que dans le foot : rares sont les enfants qui ne supportent pas la même équipe que leurs parents.

Contrairement à certains adolescents, j’ai toujours aimé suivre les émissions politiques, je prenais plaisir même à pouvoir débattre et avoir des arguments par la suite.

Lorsque je suis arrivé au lycée en 2006, la réforme du CPE venait d’échouer quelques mois auparavant, mais celle du BAC PRO en 3 ans était en cours de discussion dans les hautes sphères politiques. C’est là que mes débuts de manifestant et de révolutionnaire sont apparus.

L’organisation des manifestations, les impressions des tracts à la CGT de ma ville, les blocus, les absences (justifiées) en cours, l’adoration de Guevara, les lectures sur Mai 68 ont rythmé ma vie de lycéen. Je me suis battu pour défendre mes intérêts et ceux de mes congénère, mais après plusieurs semaines de mouvement, l’engouement s’est amoindri, les manifestants ont été de moins en moins présents, jusqu’à ce que nous ne soyons plus qu’une vingtaine à se bouger.

Le gouvernement a adopté finalement sa loi et enterré toute envie de continuer.

2009 : Me voilà majeur avec un joli droit de vote entre les mains. C’était l’année des élections Européennes auxquelles je n’ai pas participé,  par manque d’informations à la fois sur les aboutissants de cette élection et sur les candidats proposés.

Être majeur, c’est rentrer dans la vie active, avec tous les problèmes qui viennent avec. Nous ressentons les problèmes, les obstacles, l’administration Française, et les lois. La devise de notre pays est « Liberté, Egalité, Fraternité » mais je me suis vite rendu compte que cette devise n’est qu’illusion.

Mon premier bulletin de vote sera glissé en urne en 2010, pour les élections régionales. En effet, je me suis senti un peu plus impliqué par cette élection de proximité … La gauche a remporté haut la main ce scrutin, et j’étais satisfait d’avoir participé à cela.

L’élection présidentielle de 2012 a pointé le bout de son nez, et après 17 années dirigées par la droite, les Français ont eu envie de changement, moi y compris. Je me suis donc renseigné sur tous les candidats, un par un, en analysant leur programme dans des journaux de droite et de gauche pour me faire un avis non biaisé.

Vous voulez savoir pour qui j’ai voté au premier tour ? Jean-Luc Mélenchon. Pas d’étonnement au vu de mon éducation politique. Je le voulais au pouvoir pour bouger la France mais malheureusement pour moi, il n’est pas passé au premier tour.

Ne voulant ni de François Hollande ni de Nicolas Sarkozy, et  le vote blanc n’étant selon moi pas assez pris en compte en France,  j‘ai préféré l’abstention.  C’est donc ce jour là, le dimanche 29 Avril 2012, que j’ai décidé d’arrêter de voter.

Aujourd’hui, je suis encore la politique, mais de beaucoup plus loin qu’auparavant. Peut-être revoterais-je un jour, je ne sais pas.

Cet article n’est que mon point de vue. Nous avons tous un regard différent, et une opinion différente. Mais nous devons tous vivre ensemble car nous n’en restons pas moins des Humains aux intérêts convergents.

 

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