Rétrospective sur 4 mois de végétarisme

Hello ! Je suis de passage sur le blog de Smillotheque et serais parfois amenée à y fourrer mon nez !

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de notre choix de devenir végétariens qui est apparu il y a tout pile 4 mois, suite à ma lecture d’un livre aussi violent qu’émouvant : « Lettre Ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment) »  de Frédéric Lenoir, un fervent protecteur de nos amis les bêtes.

C’est dingue parce que si vous nous aviez écoutés 2 mois auparavant en grands viandards que nous étions, notre discours aurait plutôt été  « Moi arrêter la viande ? Jamais de la vie ». Mais ce livre a opéré en moi comme une sorte d’électrochoc : me faisant me coucher en pleurs tous les soirs et  réfléchir sur toutes ces choses que nous savons déjà mais sur lesquelles nous préférons fermer les yeux pour le plaisir de nos papilles.

  • Tout d’abord, nous avons fait ce choix à cause des conditions déplorables d’élevage et d’abattage des animaux, mais j’insisterais particulièrement sur l’abattage de l’animal, car outre le fait que dans l’élevage intensif, les truies ne peuvent pas se tourner ni même se lever dans leurs enclos, les vaches font mise bas sur mise bas et se voient arracher leur petit et les poules vivent dans des cages de la taille d’une feuille A4, reste le problème de leurs conditions d’abattage (lui aussi intensif). En effet, même si une vache (par exemple) a eu la plus belle vie possible à gambader dans les champs et à être aimée par son éleveur, elle sera toujours traumatisée par l’atroce passage à l’abattoir ainsi que son trajet. Un trajet vers l’abattoir c’est une quantité telle d’animaux dans le même camion sans eau ni nourriture, pendant parfois des heures et des jours, que certains d’entre eux meurent asphyxiés, piétinés ou encore bouffés par les autres. Quant à l’abattoir, je n’ai pas la force de vous expliquer toutes les horreurs s’y déroulant, mais comment vous dire que cette même vache aura moins de 30 secondes pour se vider de son sang et mourir pour ensuite passer à l’étape du dépeçage (du coup elle n’est clairement pas morte à cette étape hein).

 

  • Deuxièmement, bien que je n’en aie jamais douté, j’ai appris que les animaux avaient des sentiments aussi exacerbés que ceux des humains ainsi qu’une conscience, et même une conscience de la mort, mais j’ai surtout pris conscience du fait que rien ne justifie cette supériorité que nous nous sommes accordé face aux animaux et c’est le principal point qu’essaie de démontrer notre cher Frédéric Lenoir. Le savais tu toi, qu’un cochon est aussi proche de l’homme qu’un chien ? Que les dauphins se donnent des prénoms ? Qu’avons-nous de plus nous ? L’intelligence me direz-vous ? Es-tu capable, seul dans la forêt, de prédire l’arrivée d’un orage 3 semaines à l’avance ? Eh bien l’éléphant, lui, le sait. Alors, qu’avons-nous de plus ? La capacité de se partager l’information et de pouvoir créer des outils nous prétendant supérieurs ? Une conscience ? Mais pourtant… Cette conscience ne devrait-elle pas nous pousser à nous occuper des plus faibles ? Au lieu de cela, nous guerroyons, nous sommes avides de pouvoir, d’argent… (mais ça, c’est un autre débat) en bref : nous torturons pour toujours gagner plus. Alors, vous l’aurez peut être compris, le problème n’est pas de manger de la viande, nous sommes nous-mêmes des animaux qui peuvent manger de la viande (bien qu’on puisse s’en passer), mais de torturer la viande avant de la manger. De quel droit nous permettons-nous de broyer des poussins, d’égorger un porc lentement, de gaver des oies ? Ils ressentent eux aussi de la douleur, la tristesse, l’ennui, le stress alors pourquoi continuer à cautionner cela ?

 

  • Et pour finir, nous sommes également devenus végétariens pour préserver notre environnement et notre espèce (oui on continue à aimer les hommes bien que nous n’ayons que toutes les raisons de nous en détourner). Il faut savoir qu’aujourd’hui, outre le fait que l’élevage intensif soit l’un des plus grands facteurs polluants sur terre, produire 1kg de viande rouge coûte 15000 litres d’eau (non non je vous jure, je n’ai pas rajouté de 0). Donc cela veut dire qu’en plus de nous laver et de chier dans de l’eau potable, mon putain de steak a encore bousillé des litres d’eau, tandis qu’en 2017, encore tant de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Notre pauvre planète arrive au bout de ses ressources mais l’individualisme de l’homme fait qu’aucune action n’est menée et que trop de choses sont tues. Une chose est sûre, nous sommes 7 Milliards sur Terre, et lorsque la population aura atteint 9 Milliard d’habitants, nous ne pourrons plus consommer de la manière actuelle…

 

Sachez que cet article n’est en aucun cas un article qui accuse qui que ce soit (à part le lobby des abattoirs et le gouvernement) et qu’il n’exprime que notre propre raisonnement qui nous a conduit à faire nos choix.

Je pense que vous l’avez bien compris, nous serions capables de manger de la viande si les animaux étaient encore abattus à la ferme et dans de bonnes conditions, mais ceci est aujourd’hui interdit par la loi.

Parmi les différents types de végétarismes existants (végétarisme, véganisme, pesco-végétarisme, végétalisme et flexitarisme) nous nous considèrerions plutôt comme flexitariens, étant donné qu’il peut nous arriver à de très rares occasions de consommer de la viande. Notre état d’esprit n’est pas de nous priver, donc si nous n’avons pas le choix ou si nous faisons un voyage à l’étranger nous mangerons quand même de la viande, notre but étant de réduire notre impact négatif sur l’environnement et sur le règne animal.

Au final, nous considérons ce changement de mode de vie comme un sacré effort de notre part, mais l’expérience est très positive. Nous n’avons ressenti aucune fatigue,  aucun manque, et nous sommes toujours en parfaite santé. J’irais même jusqu’à dire que nous nous sentons mieux dans notre corps et notre esprit, et… nous n’avons encore jamais mangé de graines !

 

By Coraline

2 Responses to “Rétrospective sur 4 mois de végétarisme

  • Hello Sully,

    Je suis contente de lire ce genre d’article par ici ! Comme toi j’ai passé le cap il y a quelques temps. Je mangeais déjà très peu de viande depuis des années, seulement en dehors de chez moi quand c’était inévitable. Mais depuis le mois de juin j’ai décidé de ne plus consommer de viande du tout du tout, et pour le poisson c’est lorsqu’il n’y a pas d’autres choix qui sont proposés 🙂 Si tout le monde pouvait faire un effort, même tout petit, ça serait incroyable pour la planète et les animaux.

    • Merci pour ton commentaire. C’est vrai que c’est important que le monde se rende compte à quel point c’est important de limiter la viande (et le poisson). Peut-être y arriverons nous avant qu’il ne soit trop tard.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *